Il Ă©tait une fois une dame nommĂ©e Jeanne, qui vivait dans une petite maison pleine de souvenirs. Elle pouvait encore faire beaucoup de choses par elle-mĂȘme : prĂ©parer son thĂ©, arroser ses plantes, mettre son manteau. Elle aimait mener sa vie comme elle lâentendait et assumer chaque dĂ©cision quâelle prenait. Puis, au fil du temps, Jeanne commença Ă oublier certains dĂ©tails. Elle savait encore physiquement comment faire, mais choisir *quand* sortir, *comment* s'alimenter ou *pourquoi* prendre ses mĂ©dicaments devenait plus difficile. Elle perdait la capacitĂ© de dĂ©cider par elle-mĂȘme, mĂȘme si ses gestes restaient possibles. Cependant, son entourage comprit que lâautonomie ne se limitait pas Ă la simple indĂ©pendance. Il ne sâagissait pas seulement de âfaire seuleâ, mais de choisir, comprendre et assumer les consĂ©quences de ses actes. Jeanne avait besoin dâaide pour ses dĂ©cisions, bien quâelle conserve encore certaines habiletĂ©s pour agir. Câest alors que son fils mit en place un accompagnement doux : des repĂšres visuels, des choix simplifiĂ©s, un soutien pour lâorienter sans faire Ă sa place. Il respectait chaque fois que possible ce quâelle souhaitait, pour prĂ©server sa dignitĂ© et sa capacitĂ© dâautodĂ©termination. Aussi, Jeanne put continuer Ă vivre des moments de vraie autonomie : dĂ©cider de la musique du matin, choisir sa tenue, accepter ou non une promenade. Ce nâĂ©tait pas de lâindĂ©pendance totale, mais lâexpression la plus authentique de sa libertĂ© restante, soutenue par un See more