Je croyais mon cĆur assagi, blindĂ© comme un vieux Tupperware, Ă lâabri des brĂ»lures de passion et des Ă©lans ridicules. Je le croyais trop cabossĂ© par la vie pour se rallumer. Et pourtant⊠il a suffi dâun seul de tes regards â oui, celui oĂč tu avais encore une frite coincĂ©e entre les dents â pour que toutes mes certitudes sâĂ©croulent comme une Ă©tagĂšre IKEA mal montĂ©e. Tout Ă coup, mon cĆur sâest mis Ă battre comme une alarme de char Ă 3h du matin, avec la fougue dâun hamster sous Red Bull, et la tendresse fragile⊠dâun biscuit Oreo quâon nâose pas tremper trop longtemps dans le lait. Ton passage dans ma vie ? Comme un souffle de printemps⊠mais version allergie : les yeux qui piquent, le nez qui coule, mais bon, ça rĂ©veille. Une ivresse subtile, un vertige doux, un peu comme tourner trop vite sur une chaise de bureau. Tu es lâhistoire que je chĂ©rirai plus que toutes les autres : la plus belle, mais aussi la plus frustrante⊠genre commander un trio au McDo et dĂ©couvrir quâils ont oubliĂ© les frites. Jâaurais voulu tâenfermer dans mes bras comme on cache un Kinder Surprise⊠sauf que la vie, cette grande troll, mâa juste donnĂ© lâemballage sans le jouet. Alors je repars le cĆur presque apaisĂ©, mais avec cette douce mĂ©lancolie⊠un peu comme quand Netflix enlĂšve ta sĂ©rie prĂ©fĂ©rĂ©e sans prĂ©venir. Le sourire que je porte cache le vertige dâavoir goĂ»tĂ© Ă lâinfini, mais version âĂ©chantillon gratuitâ. Et dans le sanctuaire secret de mon cĆur, je garderai pour toujours ce miracle : une See more